Forêts, mangroves, volcans et vie à bord: les écosystèmes du voyage…

Après Antigua, nous traversons le canal pour mouiller l’ancre à Deshaie en Guadeloupe. À deux pas de là, le jardin botanique créé autour de l’ancienne maison de Coluche domine la baie. Ici, il pleut 18 fois par jour, les mornes qui entourent la baie accrochent les nuages, il fait super chaud, je crois que c’est ce qu’on appelle le climat tropical. La végétation y est luxuriante, c’est assez extraordinaire ce que la nature est capable de fabriquer d’elle-même. Nous nous promenons comme dans un musée à la découverte de ces peintures aux formes et aux couleurs si intenses et contrastées. Les végétaux s’entrecroisent, poussent les uns sur les autres, certains dominent, d’autres tapissent, certains grimpent, d’autres se balancent. Un écosystème qui s’alimente et abrite une variété d’oiseaux incroyables. Le palmier géant, le gommier rouge, le fromager, la rose de porcelaine, les pinces de crabe, et puis les colibris, les flamands roses, les loriquets.

Après un baptême de plongée à la réserve Cousteau ( plongée complètement folle), Pointe Malendure, Florent, un copain nous prête sa voiture pour aller à La soufrière, le volcan qui domine la Guadeloupe à 1400m. Notre équipage émoustillé par la découverte de ce nouvel élément (et idéalement composé pour faire de la randonnée ) s’engage dans une randonnée de 5h. Quelques minutes avant le sommet quand on se demande s’il ne faudrait pas s’encorder, que tous les marcheurs (sans exception) que l’on croisent nous disent que ça ne passe pas avec deux enfants et un bébé, qu’il y 130 km/h de vent et qu’il fait 14 degrés au sommet, nous décidons finalement de faire demi-tour… ! Heureusement le paysage est grandiose, lianes, feuilles déployées de plus d’un mètre, fougères géantes, canopée nous dominant de plus de 20m sur un chemin calpiné de roche volcanique, puis la vue se dégage, nous apercevons au loin Les Saintes, la pente s’accentue, ça monte raide et le sentier s’immisce dans la roche pour traverser des failles humides et recouvertes de mousse rousse. Nous redescendons dans un brumisateur géant pour aboutir dans des sources d’eau chaude et sulfureuse. Nous sommes rincés.

Un avis de coup de vent est annoncé, sans répit nous devons aller nous abriter pour la semaine à venir. Nous quittons donc la cote sous le vent de la Guadeloupe un peu trop vite, traversons le canal des Saintes par 30 noeuds de vents au près et arrivons au mouillage de  Terre-de-Haut. Nanouk a eu quelque suées!

Ca fait un mois que nous naviguons, Timaël à 2 mois et demi, heureusement nous dormons presque toutes les nuits mais nous sommes épuisés. Faire le pain, mettre l’eau potable en bouteille, faire à manger 3 fois par jour, monter et descendre cette descente à 5 marches 278 fois par jours, faire la lessive, la lessive de couche, la vaisselle, faire les courses, faire l’école et trouver 1000 et une stratégies pour que ça se passe bien, trouver un abris chaque soir, se faire réveiller par les grands à 5 heures du matin, renverser son café parce que le mouillage roule… bref la vie à bord nous montre ses difficultés et nous tombons tous, comme des quilles, malades les uns après les autres, angine, otite, bronchite. La tempête bat son plein, les grains s’abattent sur le bateau toutes les demi-heure, l’ambiance du bord en pâti évidemment. Les Saintes, nous ne les verrons pas sous leur meilleurs angles… ! En contre-partie, étant donné que tout le monde est bloqué dans le même mouillage pendant la tempête, nous rencontrons plein de bateau copain, Mafaso, Jad et Noix de coco, et Freestyle revient en Guadeloupe. Evidemment, ce dont je me rends compte en racontant cet épisode, c’est que nous enchainons les apéros au bateau, au restau, sur la plage et chez les copains, ce qui n’est pas hyper propice au rétablissement. Et même une nuit au bateau sans les enfants qui sont invités à dormir chez les Mafaso0 ( Merci papy Jean-Marc !)

Aux Saintes, Marin fête ses huit ans!

Les Saintes, ce petit archipel hors du temps, nous rappelle les iles du Morbihan, en version antillaise bien sûr, on adore. Cette étape marque un bon tournant de notre voyage, tant dans les rencontres que dans les épreuves. Ouf, nous quittons l’archipel en direction de la Martinique pour retrouver une météo beaucoup plus clémente et notre petit cocon familiale.

Passage en Dominique, une nuit à Roseau, c’est à moitié la zone, la différence est hallucinante entre les îles françaises et les îles autonomes. On file en Martinique où l’osmose à bord revient. Nanouk  déteste les mouillages rouleurs, il grogne, boude et tombe malade alors qu’un bon abris l’apaise et lui apporte la plénitude. Nous retrouvons les Anses d’Arlet avec tellement de plaisir, c’est le bonheur.

Puis une grosse escale logistique s’impose, réparation d’un hublot cassé, de l’enrouleur, plein de course chez leader price où nous sommes tout excité d’être dans un super marché français, avant le départ pour les Grenadines, là où tout devient rare et cher. Yahourts aux fruits, pâte à tarte, crême fraiche, conserve de haricot vert, le gros luxe, quoi !

Nous sommes en stand by à Sainte-Anne pendant quelque jours où nous découvrons les splendides plages du sud de la Martinique, bordées de Mangrove. L’anse Caritan et la plage du Club Med sont deux mouillages à proximité du Marin juste magnifique.

Le voyage continue, Nanouk reprend la mer en direction de Sainte-Lucie, yehhhh!

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